La vie de Buddha (Page 3)

Ajoutons ici que cet esprit de compréhension et de sympathie devrait être appliqué aujourd'hui. Non seulement en matière de doctrines religieuses, mais aussi bien dans les matières, politiques, sociales et économiques. Cet esprit de tolérance et de compréhension a été, depuis le début, un des idéaux les plus chers de la culture et de la civilisation bouddhistes. C'est pourquoi on ne rencontre pas un seul exemple de persécution, ni une seule goutte de sang versée dans la conversion de gens au bouddhisme, ni dans sa propagation au cours d'une histoire longue de deux mille cinq cents ans. Il s'est répandu sur tout le continent asiatique et il compte, aujourd'hui, plus de cinq cents millions d'adeptes.

On demande souvent si le bouddhisme est une religion ou une philosophie. Peu importe le nom que l'on veut lui donner, le bouddhisme reste ce qu'il est, quelle que soit l'étiquette qu'on lui attache, en somme cela importe peu. L'étiquette même de "bouddhisme" qu'on attache à l'enseignement du Bouddha a peu d'importance. Le nom qu'on lui donne n'est pas l'essentiel. "Qu'y a-t-il dans un nom, ce que nous appelons une " rose ", sous un autre nom, sentirait-elle moins bon ? "

La vérité n'a pas d'étiquette, pas de nom. Elle n'est ni bouddhiste, ni chrétienne, ni hindoue, ni musulmane. La vérité n'est le monopole de personne, d'aucune tradition. Les étiquettes sectaires sont un obstacle à la libre compréhension de la Vérité et elles introduisent dans l'esprit de l'homme confusion et préjugés malfaisants.

Cela est vrai non seulement en matière intellectuelle et spirituelle, mais aussi dans les relations humaines. Quand, par exemple, nous rencontrons un homme, nous ne le considérons pas comme un humain unique par la pensée et la forme, nous mettons d'emblée sur lui une étiquette l'identifiant en tant qu'Anglais, Français, Allemand, Américain etc. et nous le considérons avec tous les préjugés associés, dans notre esprit, à celle étiquette dont nous venons de l'affubler. Le pauvre homme peut être entièrement exempt des attributs dont nous le chargeons. Nous, hommes ordinaires, affectionnons tellement les appellations discriminatoires que nous allons jusqu'à les appliquer à des qualités et à des sentiments humains communs à tout le monde, quel qu'il soit. C'est ainsi que nous parlons de différentes " marques " de charité, nous distinguons par exemple : la charité bouddhiste de la charité chrétienne, et parfois, nous allons jusqu'à mépriser d'autres formes de charité. Mais, la charité ne peut être sectaire, sa manifestation n'appartient pas à une doctrine particulière. La charité n'est ni hindoue ni musulmane. L'amour d'une mère pour son
enfant n'est ni bouddhiste, ni chrétien, ni d'aucune autre qualification. C'est l'amour maternel et il est le même partout sur terre. Les qualités ou les défauts, les sentiments humains comme: l'amour, la charité, la compassion, la tolérance, la patience, l'amitié, le désir, la haine, la malveillance, l'ignorance, la vanité, etc. n'ont pas d'étiquette sectaire. Ils n appartiennent pas à une tradition ou une culture en particulier. Le mérite d'une qualité ou le démérite d'un défaut ne sont ni augmenté ni diminué par le fait que son auteur professe une doctrine plutôt qu'une autre ou n'en professe aucune.

Et Bouddha dit : "Ô Moines, je dis que la destruction des souillures et des impuretés est l'affaire d'une personne qui sait et qui voit, et non d'une personne qui ne sait pas et ne voit pas".

En somme il s'agit toujours d'une question de connaissance et de vision des choses, non de croyance ou de foi aveugle. L'enseignement de Bouddha est qualifié de " ehi oassika ", terme Pâli qui invite à " venir voir " et non pas à croire.

Bouddha mourut à l'âge de 80 ans à Kusinara dans l'état actuel d'Uttar Pradesh, laissant derrière lui un nombre considérable de sutras et une doctrine encore enseignée et pratiquée aujourd'hui plus de 2500 ans après sa mort.

Le bouddhisme est répandu dans le monde entier, il est très pratiqué dans des pays comme : Ceylan, Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam, Tibet, Chine, Japon, Mongolie, Corée, Taïwan, quelques région de l'Inde, Pakistan et Népal. Les pratiquants du Bouddhisme représente dans le monde plus d'un demi milliard d'êtres humains.

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